L’Union cycliste internationale (UCI) a coupé les ponts avec l’association internationale des équipes à qui elle reproche sa décision de participer à Paris-Nice, une course hors de son règlement.

Je fais preuve d’indépendance et donc je dérange, a réagi le président de l’AIGCP, le Français Eric Boyer, en voyant malheureusement dans cette décision de l’UCI une démonstration d’autoritarisme.

Dans un courrier adressé aux dirigeants des équipes, lesquelles sont toutes membres de l’AIGCP, le président de l’UCI, l’Irlandais Pat McQuaid a écrit: Nous nous voyons forcés de suspendre tout contact officiel avec l’AIGCP.

J’espère que cette situation ne sera que temporaire. Dans l’intervalle, l’UCI poursuivra ses travaux en invitant directement des managers et des directeurs sportifs à titre d’observateurs dans ses réunions, poursuit Pat McQuaid.

Eric Boyer, à l’encontre de qui l’UCI a déjà annoncé la semaine passée l’ouverture d’une procédure disciplinaire, siège notamment au Conseil de l’UCI ProTour, en tant que président de l’AIGCP.

Je déplore d’autant plus cette attitude que j’ai appelé au dialogue. Je me suis déplacé en Suisse pour rencontrer le président de l’UCI. Voici la réponse…, a déclaré à l’AFP le président de l’association des équipes.

Inviter tel manager ou tel directeur sportif, inviter qui on veut en quelque sorte, c’est jouer la division des équipes, a remarqué Eric Boyer, qui a été élu à la présidence de l’AIGCP en janvier dernier.