Le président de la Fédération française de tennis, Jean Gachassin, s’est dit ravi jeudi que le Hawk Eye, le système informatique qui aide les arbitres à juger les balles litigieuses, soit utilisé pour la finale de la Coupe Davis entre la Serbie et la France début décembre.

Dans le stade des Serbes on entend à peine le score tellement il y a du bruit ! Par contre je suis ravi, le challenge (le Hawk Eye) est obligatoire. C’est un plus pour nous, a-t-il estimé jeudi lors d’une conférence de presse en marge de l’Open de Moselle à Metz.

Les arbitres, parfois, il y a trop de pression, même physique. On peut se tromper. Mais là, on aura +le challenge+, c’est très important pour moi. Ce sera peut-être bénéfique pour qu’on remporte cette rencontre. Mais c’est vrai que j’aurais préféré jouer cette finale à la maison, a-t-il encore dit.

La France ira défier Novak Djokovic et l’équipe de Serbie du 3 au 5 décembre.

La patron du tennis français s’est par ailleurs réjoui de l’état d’esprit qui règne actuellement en équipe de France, victorieuse avec la manière de l’Argentine en demi-finale le week-end passé à Lyon (5-0).

En Coupe Davis un groupe est en train de se former depuis Ostrava (défaite en République tchèque l’an dernier), a affirmé Jean Gachassin.

Personnellement j’essaye de faire passer un message. Je pense qu’un état d’esprit, ça se forge non pas sur trois ou quatre jours avant une rencontre mais durant toute l’année. J’ai demandé à Guy (Forget), dans tous les tournois sur lesquels il se déplace, de discuter, dialoguer avec les joueurs, de les faire se rencontrer, prendre le café ensemble. Qu’ils apprennent à mieux se connaître. Je crois que la mayonnaise est en train de prendre, a encore dit l’ancien rugbyman.

Il se passe quelque chose, ils sont heureux. Quand on voit Tsonga porter le sac de Llodra avant son match, c’est merveilleux. Je leur ai dit: Si vous gagnez un tournoi important personne ne s’en souviendra, mais par contre la Coupe Davis, c’est pour des années ! Porter le maillot de l’équipe de France, c’est merveilleux, a conclu Jean Gachassin