La Fédération des courses au trot en Autriche a acheté début mai neuf trotteurs à la France pour un montant de 45.000 euros afin de relancer son activité hippique, a annoncé mercredi la société Le.Trot.

Depuis la signature, fin janvier 2012, d’une convention entre nos deux sociétés de courses, on essaie de relancer les courses dans un pays où la culture du trotteur est importante mais qui éprouve des difficultés à maintenir son activité, explique à l’AFP Benoît Fabrega, de la cellule internationale de la société organisatrice des courses au trot en France.

Des propriétaires autrichiens se sont portés acquéreurs de neuf juments, âgées de 4 à 6 ans, qui ont chacune entre 10.000 euros et 15.000 euros de gains et sont admises à la reproduction au sein du stud-book (livre généalogique) du trotteur français.

L’objectif est de permettre au pays d’acheter des juments pour les faire courir localement, mais aussi de valoriser leurs produits en participant aux programmes de courses en France et en Europe et d’ici environ trois ans, d’en faire des poulinières, commente M. Fabrega.

Depuis 2006, les courses en Autriche connaissent un important déclin. 1.200 courses étaient organisées alors contre 900 en 2010, déplore-t-il. En revanche, le nombre de chevaux est resté stable avec un millier de trotteurs, dont beaucoup de trotteurs américains (standardbred).

L’Autriche compte six hippodromes, dont le plus important est celui de Krieau, aux environs de Vienne. En 2012, 1,8 million d’euros ont été distribués au cours de 900 courses, soit une moyenne de 2.000 euros par course.

En 2013, 20 courses réservées aux chevaux trotteurs français se disputeront à Vienne.