La Fédération française de tir (FFT) dénonce le projet de décret, actuellement déposé au Conseil d’Etat, qui durcit la législation sur le contrôle des armes après la tuerie de Nanterre et la mort d’un policier à Vannes.

Dans un communiqué, la FFT estime que ce décret signe la mort du tir sportif, pourtant premier pourvoyeur de médailles du sport français. Le décret aurait été élaboré en moins de quinze jours, rédigé à la hâte, sans concertation préalable, qui illustre jusqu’à la caricature les dysfonctionnements actuels de notre vie politique et administrative. La Fédération reproche également au gouvernement de vouloir renforcer la réglementation, sans que le plus petit effort ne soit fait par les pouvoirs publics pour faire appliquer la réglementation pré-existante.

Le plan gouvernemental de renforcement du contrôle des armes comporte neuf mesures, qui ne concernent cependant pas les armes de chasse. L’une de ces mesures prévoit la présentation d’un certificat médical attestant de l’état de santé des détenteurs d’armes avant la délivrance et le renouvellement des autorisations de détention. Une autre interdit les armes de première catégorie, armes de guerre, pour le tir sportif.

Le gouvernement a également décidé de ramener de douze à six le nombre maximum d’armes détenues par un tireur sportif.