L’association des coureurs espagnols pourrait attaquer l’Union cycliste internationale (UCI) ou le Tour de France si les coureurs ne signant pas la charte antidopage étaient interdits de participation à la Grande Boucle.

Si l’on empêche (de participation au Tour) les coureurs qui n’ont pas signé cette charte, qui n’a aucune valeur légale, nous attaquerons ceux qui auront pris la décision, c’est-à-dire l’UCI ou les organisateurs du Tour de France, afin d’obtenir des dommages et intérêts pour les coureurs, a affirmé le président de l’association des coureurs professionnels espagnols, José Gomez.

Pour l’instant, nos avocats étudient la charte antidopage et nous ferons connaître notre position la semaine prochaine, a-t-il ajouté. Si elle est illégale, nous conseillerons aux coureurs de ne pas la signer. Ensuite, chacun est libre de suivre nos recommandations ou pas.

Le coureur espagnol de Discovery Channel, Egoi Martinez, ne signera pas l’engagement contre le dopage mis en place par l’Union cycliste internationale car il le trouve excessif, a-t-il expliqué au quotidien Diario de Navarra.

Je suis favorable à tous les contrôles nécessaires, mais le document de l’UCI me paraît excessif. Il y a des choses qui, par dignité, ne sont pas acceptables et l’amende d’une année de salaire me paraît inadmissible, a affirmé Martinez.

Rater le Tour, si je ne signe pas la charte, m’est égal car j’ai la conscience tranquille. Je sais le travail que je fournis et comment je le fais, a ajouté le coureur navarrais.

L’association des coureurs professionnels italiens a critiqué, elle aussi, cette charte de l’UCI vendredi matin en dénonçant notamment la criminalisation des coureurs.

L’UCI a présenté mardi à Genève une nouvelle charte antidopage, sans valeur juridique, destinée à laver l’honneur d’un sport de plus en plus sali par les affaires de dopage, et a vivement encouragé les coureurs à la signer.

Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a été encore plus loin en affirmant que les coureurs qui ne signeraient pas la charte ne seraient pas admis au sein du peloton de la Grande Boucle.

Nous nous opposerons à leur présence au départ du Tour, a-t-il déclaré mardi à l’AFP. Le cyclisme n’a pas besoin du dopage, qui est son ennemi.