La suspension d’un an prononcée par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) à l’encontre de Tony Yoka a un effet immédiat. Tony Yoka ne pourra pas disputer son sixième combat professionnel avant 2019. Le contrat du boxeur avec Canal+, son diffuseur, devrait être suspendu le temps de la sanction selon L’Equipe. « Il garde le soutien et la confiance » de la chaîne, qui précise que « Tony Yoka sera sur l’antenne pour son prochain combat ».

Le contrat entre les deux parties rapporte 2,3 millions d’euros annuels (incluant le budget des soirées) sur quatre ans au champion olympique des lourds.

Yoka est suspendu un an ferme pour ses infractions aux règles antidopage. Entre juillet 2016 et mars 2017, il a manqué à trois reprises à ses obligations de localisation pour des contrôles inopinés. Son avocat juge cette sanction lourde. « C’est une décision décevante au regard des circonstances particulières de l’affaire, des remords exprimés par Tony et de sa bonne foi. Elle oublie deux principes fondamentaux du droit français : la non-automaticité des sanctions et le respect du principe de proportionnalité », déplore, Me Arnaud Péricard. Yoka précise qu’il n’a jamais été contrôlé positif. Une demande en urgence de la suspension de la peine devant le Conseil d’Etat va être exécutée.